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Nicolas Arzur

Nicolas Arzur

Publié le 03 octobre 2022 à 15h56

Comment ce vase chinois estimé à 2 000 € a-t-il pu être vendu 9 millions d’euros ?

Vase 2Le vase chinois était estimé entre 1 000 et 2 000 € (Visuel Maison Osenat)

Un vase chinois, estimé dans un premier temps à 2 000 €, a été vendu samedi plus de 9 millions d’euros aux enchères. Jean-Pierre Osenat, le commissaire-priseur qui a mené la vente, explique comment cela est possible

Le Télégramme : Le vase vendu 9 millions d’euros samedi 1er octobre était jusqu’ici stocké en Bretagne. Pourquoi cette région ?

Jean-Pierre Osenat : C’est un vase qui appartenait à une collectionneuse parisienne. Elle disposait de nombreux meubles et objets anciens. Sa fille en a hérité, puis sa petite-fille. Un jour, cette dernière a décidé de partir vivre dans une maison en Bretagne, à Saint-Briac-sur-Mer (35). Elle a emporté avec elle tout le mobilier familial. Puis, il y a 15 ans, elle a choisi d’aller faire sa vie dans les DOM-TOM. Elle a préféré laisser tout le mobilier en Bretagne. Au fil des années, elle s’est rendu compte qu’elle ne reviendrait plus vivre dans sa maison à Saint-Briac-sur-Mer. Voilà pourquoi elle nous a donc contactés pour vendre tout le mobilier aux enchères, dont le vase chinois.

Ce vase suscitait-il une appétence particulière avant la vente ?

Absolument ! Dès l’annonce sortie, ça a pris des proportions considérables : on a vu débarquer dans nos bureaux des dizaines et dizaines de collectionneurs asiatiques, qui sont venus avec des lampes et des loupes pour examiner le vase. Il y avait tellement d’acheteurs potentiels qu’on a préféré limiter la vente, en demandant le versement d’une caution de 15 000 € pour pouvoir participer aux enchères. Les enchères sur internet ont aussi été bloquées, pour éviter que le vase n’aille à un acheteur sans garanties.

JP 0senat

Jean-Pierre Osenat. (Osenat)

Le vase a été expertisé entre 1 000 et 2 000 €. Il s’est finalement vendu 9 millions. Comment expliquer une telle envolée ?

Les experts ont pensé que c’était une réplique, datant du XXe siècle, et qui valait entre 1 000 et 2 000 €. Donc on est parti avec un prix de départ de 1 000 €. Mais si le prix final est monté si haut, c’est parce que les acheteurs ont estimé que le vase était bien plus ancien, du XVIIIe. Cela arrive très souvent, dans l’art chinois, qu’il y ait des différences entre l’estimation et la vente finale. Notamment parce que les Chinois ne voient pas les objets asiatiques comme les Occidentaux les voient.

Ce vase chinois est la plus grosse enchère de l’année en France. C’est aussi un record pour un objet chinois : on n’en avait jamais vendu à ce prix-là

D’ailleurs - et c’est la deuxième explication de l’envolée -, les collectionneurs asiatiques ont repéré sur le vase un cachet de Qianlong, un empereur de Chine du XVIIIe. C’est une personnalité sacrée pour eux. Ce n’était donc pas le vase de tout le monde. Le fait que le vase était en parfait état et qu’il avait un décor de dragons et nuages - très recherché par les acheteurs chinois - renforçait l’intérêt pour l’objet.

Enfin, si les enchères sont montées aussi vite, c’est parce qu’il y a eu bataille entre 30 acheteurs. Cette mise en concurrence entre acheteurs, la surenchère, c’est le propre de la vente publique. 100 000 €, 200 000 €, 500 000 €… Il y a même quelqu’un qui a crié « 2 millions ! ». C’était fou ! Lorsque le montant est arrivé à 5 millions, il restait au moins une dizaine d’enchérisseurs. Ce n’est qu’à partir de 6 ou 7 millions qu’il n’en restait plus que deux. Ils ont alors bataillé.

Avez-vous souvenir d’autres ventes similaires, où le prix s’est emballé ?

Déjà, il faut dire que ce vase chinois est la plus grosse enchère de l’année en France. C’est aussi un record pour un objet chinois : on n’en avait jamais vendu à ce prix-là. Pour ma part, cette vente est devenue également un record. Auparavant, j’avais vendu le sabre de Napoléon à la bataille de Marengo en 1800 à 4,2 millions d’euros en 2007. Il avait été estimé au départ 200 000 €.

Nous accompagnons la vendeuse psychologiquement, comme pour une gagnante de Loto, car elle a dû mal à intégrer qu’elle a gagné une telle somme

Que sait-on de la vendeuse ?

C’est une dame qui vit très modestement, elle m’a dit qu’elle était en short toute la journée ! Elle est forcément bouleversée par la somme. Elle m’a dit qu’elle avait toujours eu ce vase à côté d’elle, que cela faisait 30 ans qu’elle mettait des fleurs dedans sans jamais penser qu’il pouvait valoir autant d’argent. Elle aurait très bien pu le vendre 500 ou 1 000 € à son voisin ou à un antiquaire du coin. Désormais, nous l’accompagnons psychologiquement, comme pour une gagnante de Loto, car elle a dû mal à intégrer qu’elle a gagné une telle somme.

Enche res

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Que va devenir le vase ?

Il va être remis à son nouveau propriétaire [il s’agit d’un Chinois qui a remporté la mise par téléphone, NDLR], lorsque celui-ci aura reversé l’argent. J’ai la conviction que le vase ne restera pas sur une commode, dans un appartement privé, mais qu’il va se retrouver dans un musée.

 

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